Une nouvelle donne fiscale se profile à l’horizon 2026. Le gouvernement vient d’adopter une mesure qui risque de bouleverser vos investissements. Certains placements financiers vont être plus lourdement taxés avec l’augmentation de la CSG. Mais bonne nouvelle : d’autres produits d’épargne échapperont à la hausse. Qui va devoir payer plus ? Et qui est préservé ?
Une hausse de la CSG annoncée pour 2026
Dès 2026, le taux de CSG sur certains revenus du capital passera de 9,2 % à 10,6 %. Officiellement, cette hausse vise à financer la création d’une nouvelle contribution à l’autonomie, destinée à améliorer les moyens des EHPAD.
Le contexte est clair : face au vieillissement démographique et aux besoins croissants en soins pour les personnes âgées, l’État recherche des recettes nouvelles. Mais attention, cette hausse ne s’appliquera pas uniformément à tous vos placements.
Quels placements seront les plus touchés ?
La mesure vise principalement les produits d’épargne non réglementée, souvent réservés à ceux qui cherchent de meilleurs rendements, mais qui prennent plus de risques. Voici les placements impactés :
- Comptes à terme : les intérêts seront soumis à la nouvelle CSG à 10,6 %
- Livrets bancaires ordinaires (non réglementés)
- Comptes courants rémunérés
- Comptes titres : dividendes et plus-values mobilières
- Plans d’épargne en actions (PEA)
- Épargne salariale : les gains issus des PEE (plans d’épargne entreprise)
Pour ceux qui sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (la « flat tax » à 30 %, composée de 12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), cette nouvelle donne alourdira encore la facture fiscale.
Quels placements sont épargnés par la hausse ?
Pas de panique si vous placez votre argent sur des produits d’épargne sécurisés ou réglementés. Le gouvernement souhaite préserver les livrets détenus par des ménages modestes ou les placements à vocation sociale ou de long terme. Voici les placements non concernés par la hausse :
- Livret A, LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire), LEP : 100 % exonérés
- Contrats d’assurance vie : quelle que soit leur durée de détention
- Plans d’épargne logement (PEL), y compris les primes
- Plans d’épargne populaire (PEP)
- Revenus immobiliers : loyers de biens meublés ou non
- Plus-values immobilières sur la vente de biens
Sur ces placements, la CSG reste à 9,2 %, sauf pour ceux qui bénéficient d’une exonération totale, comme le Livret A ou le LEP.
Pourquoi cette distinction fiscale ?
La logique est simple : demander un effort aux épargnants les plus exposés aux marchés financiers, tout en épargnant l’épargne populaire souvent détenue par les classes moyennes et modestes. Cette politique fiscale cherche à renforcer l’équité sociale en ciblant celles et ceux qui ont les capacités d’épargner sur des supports plus techniques.
Ce principe avait déjà été appliqué lors de l’instauration de la flat tax, consistant à alléger la fiscalité de certains produits tout en ciblant des revenus financiers plus élevés.
Faut-il revoir votre stratégie d’épargne ?
Avec cette réforme, certains placements vont voir leur rentabilité nette diminuer. Si vous possédez un compte titre, un PEA ou de l’épargne salariale, il peut être pertinent de revoir la façon dont vous gérez vos investissements.
À l’inverse, les livrets réglementés et l’assurance vie restent intéressants sur le plan fiscal. Même si leurs rendements sont souvent plus faibles, leur fiscalité avantageuse peut jouer en leur faveur sur le long terme.
Une fiscalité à deux vitesses dès 2026
En résumé, voici ce qui vous attend à partir de janvier 2026 :
- CSG portée à 10,6 % pour : comptes à terme, livrets bancaires ordinaires, comptes titres, PEA, épargne salariale
- Taux de CSG maintenu à 9,2 % (ou exonération) pour : Livret A, LDDS, LEP, assurance vie, PEL, PEP, revenus et plus-values immobilières
Le message est clair : le gouvernement veut












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